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Quand les langues irriguent les corps
Avec Souad Labbize
Quand les langues irriguent les corps
Jeu. 7 mars - 18H00
Médiathèque Le Dôme

La médiathèque Le Dôme et la Maison  de la poésie  sont partenaires de la Semaine de la Langue Française et de la Francophonie autour de la venue de la poétesse Souad LABBIZE.

Comment parler spontanément de NOS EMOTIONS et exprimer NOS  SENTIMENTS dans nos langues et nos cultures ?

la joie, la tristesse, la colère, le  bonheur, la nostalgie, la peur, la jalousie, l'émerveillement... et que disent nos corps?

Vendredi 1er mars à 19h à la Maison de la poésie (Cinquétral)

Rencontre Comme à la maison avec Souad Labbize à propos des différentes oeuvres qui traversent son parcours d'écrivain. Qu'est-ce qui affecte Souad Labbize? Nous en parlerons à partir de son roman "J'aurais voulu être un escargot" (2012) qui charrie les émotions d'une expérience vécue où se croisent le conteur, l'imam, les femmes de la famille, des inconnues et des frères.

Souad Labbize séjournera à la Maison  de la poésie du 25 février au 7 mars  .


Autour d'une petite équipe d'intervenants, elle conduira à la médiathèque le Dôme un CHANTIER PARTICIPATIF  d’une trentaine de personnes de différentes nationalités composé d’une quinzaine de personnes apprenant le français à la médiathèque et leurs accompagnants bénévoles ainsi qu'une douzaine d’élèves de la classe UPE2A du collège du Pré Saint-Sauveur

    > 20 et 22 février de 15h à 18h 

- intervention de Elisabeth Ciréfice : atelier « corps – émotion – oralité ». Travail déclencheur sur deux séances de 3h.

Elisabeth puisera dans ses savoir-faire de formatrice d' acteurs. Les émotions étant mouvement et ce mouvement étant dans le corps, les exercices passent forcément par une mise en confiance et en disponibilité des corps y compris la respiration et  plus largement l’association pensée/rythme corporel/respiration , nommé « recherche d’état ». Le recours aux « sentiments » est inévitable pour faciliter l’appréhension de certaines « situations émotionnelles ».  

Le processus consiste, sur un mode collectif, ludique et dynamique à : repérer, apprivoiser, mettre à distance les principales émotions, les « regarder »,« jouer avec », d’abord dans une exploration globale qui peut s'affiner et de se développer en particulier avec des mots. 

    > 26 février de 15h à 18h

- Florence Daudé :   Capture vidéo pour inscrire l’instant où d’un corps sort le mot d’un poème .  Le travail vidéo pourrait aussi  permettre  aux personnes ne souhaitant pas « se montrer » à la restitution, d’être néanmoins présentes par l’image.

- Anouk Jeannon et Marion Ciréfice : A partir des  expressions relevées dans le travail sur le corps et les émotions, permettre à chacun de traduire en anglais ou en français depuis sa langue etaAppropriation de poèmes de Souad Labizze publiés dans différents ouvrages pour une restitution bilingue.

    > 29 février de 15h à 18h, lundi 4 mars 14h30-16h jeudi 7 mars 14h30 à 19h

A partir de la matière récoltée les jours précédents, Souad Labbize interviendra pour faire des "réparations" dans l'écriture en aidant les apprenants à reformuler leurs image de manière à les « bouster» dans leur propre écriture poétique. Présentation de Souad labbize

    > 7 mars de 18h à 19h : restitution du chantier participatif mené avec les participants des ateliers de français et la classe UPE2A en présence de Souad Labbize

La restitution se clôturera par un concert musical du groupe CLAIMM (Club Lorrain des Amateurs d'Instruments de Musiques du Monde)


              

Présentation de l’auteure et traductrice  Souad labbize

Nationalité : Algérie    Né(e) à : Alger , le 25/03/1965
Souad Labbize est une poétesse, romancière, anthologiste d'expression française et traductrice littéraire algéro-tuniso-française. Avant de s’établir à Toulouse, elle a vécu à Alger, en Allemagne et à Tunis.
Très sensible à la question de l’égalité entre hommes et femmes, elle fait partie de ces femmes qui se sont exilées pour s'éloigner de la mainmise patriarcale et pouvoir exercer son droit à franchir les frontières et vivre où elle souhaite.
Après avoir publié un premier roman "J'aurais voulu être un escargot" (2011), elle publie des recueils, dont "Brouillons amoureux" (Ed. des Lisières 2017) et "Je franchis les barbelés" (Ed. Bruno Doucey 2019).
Son livre "Enjamber la flaque où se reflète l’enfer", paru en 2019, est un récit poétique sur le viol dont elle a été victime, alors qu'elle avait 9 ans.
Des poèmes de Souad Labbize figurent dans des anthologies francophones et sont notamment traduits en arabe et en anglais.


La bibliothèque de la Maison de la poésie dispose des ouvrages suivant disponibles au prêt depuis toutes les médiathèque du jura via le site de la médiathèque haut-Jura saint-Claude

- Je rends grâce à l'arobase Souad Labbize/ Ali Silem  Les Ecrits 9 - 2017 Quatorze poèmes aux côtés de dix gravures, huit feuillets non-reliés sous coffret Une suite poétique qui sonde l'amour et l'exil, brouillant tout au long la frontière entre la sensualité et la pensée, l'onirique et le politique.

- Enjamber la flaque où se reflète l’enfer Editions Ixe - 2019

Souad Labbize est descendue ''dans les caves de l'enfance'', pour écrire ce témoignage en soutien à toutes les femmes et filles victimes d'agressions sexuelles. Rédigé en français, traduit en arabe, il pose dans ces deux langues des mots sur la douleur et la honte, sur la rudesse de la mère et l'indolence du père. Des cris horrifiés, sans compassion ni tendresse pour l'enfant violée, la projettent sur le chemin au bout duquel elle gagnera sa liberté et son indépendance. 

- J’aurais voulu être un escargotEditions des Lisières 2019 – réédition

Témoignage qui charrie les émotions d’une expérience vécue emportées par le flot d’un univers poétique où se croisent le conteur, l’imam, les femmes de la famille, des inconnues et les frères.                                                                    

- Je franchis les barbelés  Editions bruno Doucey                                                          
 Qu’elle évoque ceux que nous nommons aujourd’hui migrants, exilés, réfugiés, ou raille le retour du divin dans le quotidien, l’autrice affirme son droit à l’insoumission et à la liberté. Et l’on se plaît à rêver d’un monde où l’exil s’écrirait en deux mots, ex-il, tant l’avenir de l’humanité semble passer par la parole des femmes.

- Brouillons amoureux  Éd. des Lisières - 2017

A travers ses Brouillons, Souad Labbize cisèle sa langue d'exil pour dire l'universel du sentiment amoureux.
Traduits avec l'aide de son amie Mais-Alrim Karfoul, poète syrienne, ses poèmes deviennent offrande à la langue maternelle, comme une caresse après la dispute.



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